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Garantie des vices cachés : les pourparlers n’interrompent ni ne suspendent la prescription biennale !

Publié le : 25/03/2026 25 mars mars 03 2026

Des acquéreurs font construire leur maison et achètent des tuiles qui se révèlent défectueuses deux ans plus tard. Ils assignent le vendeur et le fournisseur sur le fondement de la garantie des vices cachés.

Ces derniers opposent la prescription biennale prévue à l’article 1648 du code civil.

La Cour d’appel rejette la fin de non-recevoir : elle considère que des pourparlers amiables engagés dans les deux ans suivant la découverte du vice ont repoussé le point de départ du délai, celui-ci ne courant qu’à compter de l’échec des négociations.

La Cour de cassation casse l’arrêt.

L’existence de pourparlers transactionnels ne reporte pas le point de départ du délai de prescription de l’action en garantie des vices cachés, fixé au jour de la découverte du vice par l’acquéreur, et n’en suspend pas davantage le cours.

En l’espèce, les acquéreurs avaient connaissance des désordres en juin 2014 mais n’ont agi en référé qu’en septembre 2018 : l’action était prescrite.

En matière de vices cachés, le délai de deux ans court strictement à compter de la découverte du vice. Les discussions amiables, même engagées rapidement, n’interrompent ni ne suspendent la prescription.

https://www.courdecassation.fr/decision/69843ea6cdc6046d47fb817b?search_api_fulltext=vices+cach%C3%A9s&date_du=&date_au=&judilibre_juridiction=cc&op=Rechercher+sur+judilibre&previousdecisionpage=&previousdecisionindex=&nextdecisionpage=0&nextdecisionindex=1

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